dimanche, 15 juillet 2007
Bali et Gilli Air
Nous n'avons pas passé beaucoup de temps sur l'île de Bali; trois jours à Amed, petit village de pêcheurs sur la cote Est de l'île. Après une petite visite des belles rizières du coin et un peu d'apnée nous sommes allés vers les îles Gillis. Pour nous y rendre, nous avons utilisé les transports locaux plutôt que les transports organisés tout compris, ce fut donc un decathlon de transports en commun comportant des etapes d'autobus, mini-vans et traversiers ainsi que de multiples epreuves d'intenses negociations. Pour cette derniere partie, c'est pas complique, tout le monde essayait tout le temps de nous arnaquer en nous demandant au moins le double si c'etait pas le triple. Sur le traversier quittant Bali vers Lombok certains touristes rencontrés ont obtenu un billet de traversier 6 fois le prix véritable que nous avions payé. C'est vraiment un aspect qui terni un peu l'experience de ce pays, d'autant plus que c'etait la meme chose dans l'est de l'ile de Java! Le fait de tout le temps se faire abusivement surcharger pour les transports et de se faire carrement mentir par plusieurs est devenu lourd apres un certain temps. La mentalite des gens des transports etait assez deplorable pour les raisons mentionnees, et ce sans etre excusable malgre la pauvrete. Comparativement, les nepalais semblent beaucoup plus pauvres, et bien que certaines negociations etaient necesssaires, ca n'avait rien a voir avec l'Indonesie. Par contre, l'ile de Sumatra, avec une moins grande abondance de touristes, echappe heureusement a ce fleau.
Donc apres avoir quitte Bali, notre choix s'est arrêté sur Gilli Air pour passer un dernier sejour sur le bord de la mer avant le retour a l'eau douce quebecoise. L'eau etait d'un turquoise eclatant, l'apnee et la plongee y etaient tres agreable, un peu moins que sur Pulau Weh, au large d'Aceh, mais quand meme tres bien. Nous avons des requins de recifs lors des deux plongees que nous avons fait, et plusieurs tortues marines en apnee. Chaque jour commencait et se terminait en regardant un voile orange sur l'horizon avec un cafe ou une biere a la main. Nous y sommes reste 5 jours, mais nous aurions facilement pu y rester plus longtemps, c'etait la facon ideale de terminer notre periple de 6 mois.
De retour a Bali apres le fameux decathlon de 12 heures a sens inverse, nous sommes alles passer deux nuits dans la ville d'Ubud, une tres jolie ville artistique, avant de prendre l'avion pour Bangkok. Nous aurions bien aime avoir quelques jours de plus pour visiter cette region de l'ile, bien que plutot touristique, l'ambiance y est vraiment agreable. La ville est parsemee de temples Indous, entouree de rizieres, et parfaite pour le magasinage de fin de voyage avec ses centaines de boutiques artisanales vendant sculptures, peintures et argenterie. Les guesthouses y sont aussi vraiment sympatiques, le notre nous donnait une superbe vue sur une petite riziere, loin du bruit de la ville, avec une chambre dont tout l'ameublement etait fait de bois de bambou.
Et voila, le voyage est maintenant termine, ce n'est pas vraiment necessaire de vous raconter nos derniers jours a Bangkok puisque ce n'etait rien de vraiment excitant. A part peut-etre que j'ai passe quatre jours a essayer d'expliquer au tailleur que les manches du veston qu'il m'avait fabrique sur mesure etaient trop petites pour mes gros bras de culturistes! En fin du compte, apres six essayages, je crois que ca va.
Bref, ce fut un voyage memorable, pour Eric, le coup de coeur fut pour l'Indonesie, pour son relief qui est absolument spectaculaire; toutes les montagnes sont des volcans et toutes les cotes sont entourees de recifs de coraux ou de vague de surf. Pour Marie ce fut le Nepal, pour la gentillesse, la simplicite et l'humilite de ces habitants et pour ses paysages grandioses remplis de majestueuses montagnes.
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samedi, 14 juillet 2007
Java
Après notre vol d'avion Aceh-Jakarta, où nous avons passé deux journées, nous sommes allés à Bogor. Ryk avait dit que c'était une petite ville romantique selon le Lonely Planet... Il avait oublié de dire que c'etait Sir "quelque chose" au 19e siècle qui avait ainsi décrit la ville... Il n'y reste rien de romantique, à part son immense jardin botanique et sa magnifique serre d'orchidées. N'empêche qu'on avait un guesthouse avec une superbe vue de la terrasse et le jardin en vallait la peine.
En route vers Batu Karas, endroit où nous allions apprendre à surfer, nous sommes arrêtés dans une petite ville pour aller marcher dans le cratère du volcan Papandayan. Les bouches de ventilation colorées de jaune et de vert soufflaient leur vapeur sulfureuse pendant que les marres de boue bouillonnaient. C'était un des spectacles naturelles les plus impressionnants qu'on ait pu observer, et le fait d'être seul dans le cratère ajoutait à notre appréciation de cet endroit.
Batu Karas : après une première journée passée dans l'eau à essayer de se lever sur la planche pendant plusieurs heures, nous avions mal partout! Et les journées suivantes qui étaient froides, ennuagées et pluvieuses n'ont pas crée les meilleures conditions pour surfer, ça et le manque de vagues respectables... Malgré le mauvais temps Éric bravait quand même la pluie en allant dans l'eau tout les matins peu après le lever du soleil. Puisque la météo n'était pas au rendez-vous, et que l'ambiance de la place était un peu ordinaire, nous avons quitte après 5 jours.
Notre prochaine destination était Yogyakarta, le centre culturel de l'île de Java. L'endroit était très agréable, nous y sommes restés presque une semaine pour visiter les divers sites historiques, explorer les environs avec une moto, profiter des bons restos de la ville et de notre superbe guesthouse qui était entièrement meublé de pièces en bois sculptés. Notre lit seul, au Canada, vaudrait facilement 10 000$, alors qu'on payait la chambre à peine 6$ la nuit. L'endroit était parfait pour prolonger les matins en lisant et buvant du café javanais qui nous était servi gratuitement a volonte.
14 heures de parcours de minibus interminablement infernal nous séparait de notre prochain pèlerinage touristique: le volcan Bromo. Le paysage lunaire offert de la montagne qui le surplombe rivalise avec les paysages vus dans les himalayas pour leur beauté absolue. Pour l'apprécier pleinement, il fallait par contre faire abstraction de la centaine de spectateurs qui assistaient au lever du soleil en notre compagnie. Après ce beau matin, nous avons poursuivi notre parcours vers l'est de Java en nous rendant sur le plateau de Ijen, région la plus importante pour la production de café en Indonésie qui est le 4e producteur mondial de cafe. Nous avons visité le cratère d'un autre volcan; le Kawa-Ijen. Cette visite fut marquée non seulement d'une vue absoluement spectaculaire du lac sulfureux au centre du cratère, mais aussi par la rencontre des collecteurs de souffre, qui vont sur le bord de la cheminée du cratère pour amasser dans leur paniers en bamboo les accumulations de souffre qui s'y trouvent. Ces hommes, deformes physiquement par le poids du souffre qu'ils portent qui atteint jusqu'a 100 kg, ressortent du cratère avec un teint livide et un air presque mort.
21:10 Publié dans Indonesie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 10 juillet 2007
Sumatra
Les mots manquent pour décrire les magnifiques endroits que nous avons vus depuis les dernières semaines en Indonésie? Ces îles volcaniques regorgent de petits coins de paradis terrestres... Le traversier nous a d'abord conduit sur la partie nord de l'île de Sumatra. Nous avons commencé par aller visiter le centre de réinsertion des orang-outan à Bukit Lawang. En plus d'avoir une chambre hallucinante d'où laquelle, nous avions accès à une chute d'eau depuis notre balcon, nous avons marché avec des orang-outan dans la jungle. Eric a même tenté de les impressionner un peu en grimpant aux arbres... sans grand succes!
Ensuite, nous avons repris la route dans un merveilleux et confortable autobus (un peu d'ironie ici) vers le Danau Toba, un lac volcanique qui est le plus grand lac de l'Asie du Sud-Est. Nous avons dormi dans un autre bel endroit; une superbe maison batak caractérisée par une architecture ressemblant un peu à un bateau, que nous partagions avec une chauve-souris! Nous y avons aussi mangé la meilleure bouffe de l'Indonésie, mais ça, on ne le savait pas encore, puisque ce n'etait que la première semaine dans le pays...
L'appel de l'océan s'est fait entendre au loin... c'est pourquoi nous sommes allés une dizaine de jour sur Pulau Weh, petite île au nord de Banda Aceh. L'endroit entre assurément dans la catégorie des petits coins de paradis terrestre. Notre demeure n'était rien de moins qu'un petit bungalow juché sur le bord de l'océan. Et pour agrémenter le tout, nous étions aux premières loges pour observer les poissons et les coraux depuis notre balcon tellement l'eau était limpide. On a d'ailleurs l'impression d'avoir passé plus de temps dans l'eau que sur la terre durant ce séjour. Apnée et plongée occupaient toute nos journées. On y observait une quantité et une diversité phénomenal de poissons, coraux, pieuvres, tortues et raies. On a cherché les requins sans succès! J'ai décidé de réessayer les cours de plongée (rangés dans l'oublie depuis l'Équateur) tellement l'endroit était magique... avec succès. Nous avons donc fait quelques plongées après mon cours de OWD.
Nous ne pouvions pas aller dans ce coin de Sumatra sans nous arrêter à Banda Aceh, site de la plus grande catastrophe naturelle de la planète. En surface, rien n'y paraît, la ville est la plus propre que nous avons vu en Indonésie, tout est fraîchement peinturé, maison et bateaux, les labi-labi (petits autobus) sont tous récents. Tout ceci contraste vraiment avec le reste du pays. A part des fosses communes transformés en cimetière gazoné où des monuments ont été érigés, le seul vestige qui donne une idée de l'ampleur de ce qui c'est passé est un paquebot situé 3km à l'intérieur des terres, en plein milieu d'un village.
Malheureusement, nous n'avons pas beaucoup parler avec les gens de l'endroit. Notre indonésien n'était pas tout à fait à point, et très peu de gens y parlaient anglais! Les quelques personnes rencontrées qui parlaient anglais nous ont par contre fait part de leur vécu très humblement, en tournant parfois la tête, les souvenirs étant trop douloureux. Et que dire de ce vieux monsieur qui nous a transporté un peu partout dans la ville dans son ''becak'' sans nous demander plus d'argent. Nous lui avions seulement demandé de nous conduire au paquebot... La générosité et les gratuités sont des choses que nous avons rencontrées plus souvent à Banda Aceh que n'importe ou ailleurs en Asie. On dit que les catastrophes font parfois ressortir le meilleur des gens...
06:45 Publié dans Indonesie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note